Ethique face à LOA

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A l’heure où j’écris, sur notre race, l’ataxie est  la maladie génétique qui suscite le plus de commentaires, ,et ce, d’autant plus, depuis la mise sur le marché du test de dépistage (1er nov 2012).

Notons de suite que ce test ne permet de dépister qu’une sorte d’ataxie : LOA, et qu’il semblerait que  d’autres formes à ce jour moins connues puissent affecter nos amis canins.

C’est aussi celle qui effraie le plus les éleveurs, de par son mode de transmission souvent silencieux et son âge d’apparition.

Forts sommes nous de constater, et nous n’avons  qu’un mois de recul, que bon nombre de nos chiens sont déjà porteurs dits « sains », et donc que le mal est déjà partiellement installé.

Faut il pour autant en faire une véritable phobie et dans l’élan, faire des chiens porteurs sains, des « pestiférés » ?


La première question qui doit être posée , est : quel pourcentage d’éleveurs vont tester leurs reproducteurs ? Le test est onéreux, et au delà de cette question pécuniaire, la peur de découvrir une tare que l’on ne désire pas sur son cheptel, sera sans doute pour certains plus forte et l’emportera.

Que ces éleveurs , s’ils en méritent le titre, et s’ils lisent ces quelques lignes, pensent un peu à l’avenir de la race avant de penser à leur intérêt propre.

D’autre part, ne pas tester ses chiens, ne pas parler de cette maladie aux futurs acquéreurs de chiots frise la mal-honnêteté par omission.

Autre silence comparable, avoir testé et ne pas informer.

Autant de non agir lourds de conséquences pour les acquéreurs comme pour la  Race dans son ensemble.

Dans le cas d’un cheptel testé, la position la plus confortable est , bien sûr, celle du chien non porteur. Il suffira de l’accoupler à  un autre non porteur pour ne produire que des chiots exempts.

Dans le cas du chien porteur « malade », je pense qu’il sera d’évidence retiré de la reproduction , sans que, qui que ce soit, n’hésite à prendre cette décision.

Toutefois , les guillemets autour du mot malade sont importants: en effet le chien n’a pas forcément encore développé la maladie. Seul , le test génétique peut informer l’éleveur de la présente des 2 gènes mutés chez ce reproducteur.

On comprend, de fait, pourquoi , il est important, que tous les éleveurs testent leurs reproducteurs, au plus vite.

J’arrive maintenant au chapitre le plus délicat, sans doute, celui de « porteurs sains ».

Comme on l’a vu dans le tableau un mariage,  porteur sain apparié à un non porteur, peut produire des chiots exempts, (ceux là ne posent pas de problème) et des chiots porteurs sains. Aucun de ces chiots ne développera la maladie , donc ils sont susceptibles d’être à la vente.

POURTANT, la vente de chiots porteurs n’a rien d’une évidence et n’est pas à considérer avec légèreté.

Vis à vis de l’acquéreur, il faudra que l’éleveur soit clair dans ses explications et il va sans dire que la concurrence de chiots exempts, également sur le marché, ne pourra que freiner la vente de ces porteurs sains.

Pourtant, quelle meilleure preuve de sérieux qu’un éleveur qui aura testé son cheptel et informera l’acheteur.

D’autre part , dans l’idéal, ces chiots porteurs nouvellement produits, ne devront en aucun cas être destinés, eux mêmes, à la reproduction; et rappelons qu’ils n’auront jamais la maladie, eux mêmes.

En conséquence, ils peuvent tout à faire faire le bonheur d’une famille, et se trouvant en parfaite santé, s’adonner à toutes sortes d’activités, en dehors de la reproduction, qui précisons le, n’est pas forcément ce que les femelles, notamment, apprécient le plus.

Mais comment articuler ces nouvelles conditions de vente ?

Avant d’y répondre , une dernière question  se pose.

Quel est donc l’intérêt pour l’éleveur de faire se reproduire des chiens porteurs? Ne serait-il pas plus simple , que de TOUS les écarter de la reproduction ?

La réponse est formellement NON. Car réduire le cheptel d’une race, en de telles proportions, 25% environ connu à ce jour, reviendrait à la mutiler d’un trop grand  nombre de sujets, issus de différentes  lignées, et au total à concentrer les « sangs » donc à favoriser l’apparition de nouvelles anomalies génétiques mutantes.

Il faut donc travailler avec toutes les lignées, n’exclure systématiquement que les chiens atteints (porteurs des 2 gènes mutés), et progressivement ne garder pour la reproduction  que les exempts.

Il apparait donc que les particuliers qui accepteront d’acquérir un chiot porteur sain, contribueront activement, à la lutte contre cette mutation et maladie qui menace, ou plutôt menaçait la race, jusqu’à ce merveilleux cadeau de Noël qu’est ce test, en permettant aux éleveurs de conserver un cheptel en nombre suffisant.

Quant aux conditions de ventes de chiots porteurs, la Transparence , l’Honnêteté et la Confiance , des 2 parties sera requise , autour d’un contrat de vente, où toutes les conditions au présent comme au futur, seront explicitement notées.

Avec de la volonté, de la patience et de l’amour pour la race, TOUT reste possible.

rédigé le 10/12/2012

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