Nos Motivations d’Elevage

Traduire le site :

Élever des chiens relève, dans notre cas, de l’ordre de la passion: nous n’avons pas besoin de cela pour gagner notre vie.

C’est bien plutôt, comme toutes les passions, une activité qui nous coûte.

L’aspect financier, qui se traduit par une activité officiellement  « professionnelle » n’a de sens que pour pouvoir continuer dans notre recherche du chien « idéal », tout en pourvoyant matériellement au bien être du cheptel  « Ghundai ».

Notre éthique :

le respect des chiens en leur donnant une vie saine, dans un espace vital confortable, vaste, propre et ludique:

- et dans cet espace :  vivre avec eux,  leur lieu de vie est inclus dans le notre.

- en leur accordant, au quotidien , toute notre attention, tant sur le plan hygiène que sur le plan relationnel.

le respect de l’acquéreur

- avec l’incontournable nécessité d’échanges mutuels d’informations, avant l’achat du chiot afin que chacun ne s’aventure pas à la légère dans une histoire qui finirait mal.

- par une écoute attentive des  désirs de celui-ci, de ses projets, de ses impératifs voire de ses difficultés futures que nous devons envisager autant que possible avant qu’elles n’apparaissent.

-  et surtout, en toute honnêteté : par une étude mutuelle de la situation future qui peut aller si celle-ci nous parait in-envisageable, jusqu’au refus de la vente du chiot.

Enfin un ardent désir de rester en contact après la vente avec l’acquéreur:

Un chiot n’est pas une marchandise (même si légalement il est hélas considéré comme tel)

Deux raisons à ce désir : voir comment il grandit, élément indispensable à notre sélection d’élevage et savoir que nous ne nous sommes pas trompés en le plaçant.

Au total,  la bonne conclusion d’une vente : que chacun y trouve son compte : l’homme et le chien

Mais vous l’aurez sans doute déjà  compris chez nous c’est bien plutôt: le chien et l’homme


Extrait de réponse de notre part sur un forum à propos des motivations d’élever :

…du choix d’élever il y a eu, en tout cas pour moi, tout un enchaînement de faits, du moins en apparence, car pour y avoir, depuis, beaucoup réfléchi, la vraie motivation est sans doute, sournoisement, beaucoup plus existentielle qu’elle n’y parait:

D’abord, on aime les chiens,
ce qui conduit à en prendre un, voire plusieurs pour vivre avec soi

Ensuite on se penche ou non de plus près sur le sujet sous différentes formes, (il y en a pour tous les goûts),  expos, concours de travail de toutes sortes etc…

Peu importe la catégorie, on se consacre aux chiens, on devient « cynophile »

et… on admire : … des champions de tous genres, de tous styles

Je crois que c’est à partir de là que vient ou non le déclic :

on admire et se prend progressivement à rêver, …, du chien idéal (je ne parle pas que de beauté), alliage peut être de plusieurs chiens existants déjà, mais en quelques sorte, pas complets, pas encore aboutis (à nos yeux, bien entendu).

Le pas est alors franchi, ce chien dont l’image se dessine peu à peu dans la tête , on peut peut être aller à sa recherche en le créant, par l’élevage ?

Le mot fatidique est lancé : CRÉER
Oh comme il est orgueilleux ! et pourtant…

Je suis pour ma part, absolument convaincue du manque absolu de modestie des éleveurs en général ( et bien que consciente du processus et à mon corps défendant , je m’inclus dedans , bien sûr)

Il y a dans le désir d’élever, tout un processus narcissique d’identification que bien des analystes savoureraient je pense avec délectation!

Notons le double procédé: identification au chien qui nous représente et identification au grand « Créateur »

Homo-sapiens-sapiens, quand tu nous tiens!

Ensuite, à chaque cas, ses particularités de choix, bien sûr autant de causes « nobles »,
« améliorer la race » étant le plus souvent servi

Là, à bien étudier les mots : c’est le comble de l’infatuosité !

on dirait du Molière

N’empêche : çà se lit (dans la définition d’un club de race par ex), se dit , s’entend, se lit sur le forum par ex .
Entendez bien, je ne vise personne, je suis DEDANS, ABSOLUMENT .

Je trouve que l’autodérision de temps en temps, çà peut aider.

En bref, décider d’élever est à mon sens très égoïste et orgueilleux.
Et l’orgueil est si grand qu’il fricote quelque peu avec le masochisme:

tous ceux qui élèvent savent combien il en coûte en énergie, soucis de tous ordres, déceptions, chagrins, difficultés d’organisation, sacrifices de tous genres et je ne parle pas d’argent!

Pourtant, on est « accro »

Mais on continue

Pourquoi ?

La réponse est, pour ce qui est de mon cas, dans la nature du CHIEN lui même:

qui peut me citer quelqu’un qui soit capable d’aimer pour toujours, chaque jour passant, avec autant d’intensité, sans jamais faillir, quelles que soient les circonstances, et vous le montre :

Personne sauf votre (vos) chien(s)

Alors quand ce sont ceux de votre affixe, c’est comme si c’était votre chair

Je sais, c’est lyrique et pathétique, j’assume, et ceux que çà va faire marrer sont:

ou des hypocrites
ou des non cynophiles

Alors en conclusion:
Je sais que mon choix d’élever émane du plus bel égocentrisme qui soit mais j’essaie de compenser cela en donnant le plus de bonheur possible à mes chiens et aux gens à qui nous vendons les chiots, ainsi qu’en me montrant le plus possible à la hauteur de leur  amour (celui des  chiens).
Peut-être tout ceci ouvrira-t-il quelques pistes de réflexion à certains …

Mise en garde:
Élever c’est difficile, beaucoup plus qu’il n’y parait.
C’est une lourde décision à prendre car le jour où vous en avez marre et décidez d’arrêter, c’est tout votre cheptel qui en pâtit.
Or, les chiens, eux, n’ont rien demandé à personne.

Ma devise chaque fois que je doute :
« on a pas attendu après toi (moi-même) pour faire naître des chiots alors assume les conséquences de tes actes »

Muriel Fernandez Briche

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