Le Russell est-il pour vous ???

Traduire le site :

La petite boule de poils , au masque de clown, va devenir un TERRIER,

peut être terrible sur le terrain de votre vie.

« Terrier d’utilité, tenace et rustique , spécialement qualifié pour le travail sous terre », dit le standard; il ne s’effraie pourtant pas devant un animal de la taille d’un sanglier.

Il est chasseur, et n’hésitera pas à vous « planter là » pour poursuivre tout ce qui, à ses yeux,  sera gibier, vrai ou faux (vélo, voiture notamment).

Non plus qu’à s’engouffrer dans tout ce qui ressemble, à un terrier (buse,  éboulis…), ou dans un vrai terrier, habité ou non.

Vous devrez donc, renoncer à le lâcher, en particulier en forêt, au risque de passer de longues heures d’angoisse à le chercher, pour le retrouver ou non, en l’état, mort éventuellement.

Terrier il est et restera.

Il n’hésitera pas non plus à reconstituer dans votre jardin les terriers qui lui font défaut; adieu parterres et plates bandes organisés.

Petit par la taille il est néanmoins grand dans sa tête et ses rêves d’exercices le sont tout autant.

Il requiert une dépense physique devant laquelle il vous faudra être à la hauteur.

Sédentaire, boulimique du NET ou de l’audiovisuel, qui passez de longues heures du Weekend devant votre écran:

Abstenez vous : ce petit chien n’est pas pour vous.

Vous habitez en ville, en appartement, et travaillez de sorte que votre chien doive rester de longues heures seul dans l’appartement:

Abstenez vous, sous peine de retrouver celui-ci « à sac ».

Ce chien a besoin d’exercices mais aussi de votre présence.

S’il peut vous accompagner au travail, et que vous lui consacriez du temps, chaque jour un peu, et beaucoup le WE , alors l’appartement reste jouable mais  avec beaucoup d’aménagements dans votre vie, et pour longtemps : des années (durée de vie moyenne d’un Russell 15 ans).

C’est un choix qu’il faut bien réfléchir : AVANT… après il est  trop tard.

Vous aimez les chats, les cochons d’Inde, les petits rongeurs: GIBIER

Voici une petite histoire vécue par une propriétaire  d’une chienne de chez nous:

Sa maîtresse part pour quelques heures en laissant son lapin nain ( 9 ans) au 1er étage de sa maison et sa chienne russell ( 2 mois 1/2) au rez de chaussée. Elle barricade le bas de l’escalier avec une  barrière de sécurité pour enfants.

Quelques heures plus tard elle ne retrouvera qu’une touffe de poils de la couleur du lapin et la chienne en bas, en pleine forme et très joyeuse.

Pour elle aucune bêtise, chasser un lapin et éventuellement le dévorer, c’est NORMAL.

Et l’éducation, me direz vous ? Et s’ils sont élevés ensemble?

L’atavisme de chasse sera toujours le plus fort.

Si vous le refusez, changez de groupe de chiens.

Nous avons eu plusieurs chats à la maison depuis les Russell et des photos très touchantes en  témoignent. Tant que le chat dort ou évolue dans la maison, tout va bien. S’il sort et surtout court dans le jardin, il redevient gibier.

Si vous avez plusieurs chiens, la situation devient ingérable car le phénomène de meute s’active et c’est : tous sur le chat même si 1/4 heure avant « on » était allongé sur le canapé avec lui.

Le chat ? «  connais pas »

Autre sujet délicat: le Russell et ses congénères.

Chez les chiens des autres groupes que celui des Terriers, la loi de « dominance », issue de la meute des loups, fait état.

Lorsqu’il y a conflit, rivalité, les chiens concernés se toisent, s’esbroufent, et au bout d’un certain temps , l’un est reconnu comme le plus fort, le dominant, celui qui va mener la meute et la diriger : le chef . Il y a parfois combat mais rarement à mort.

Chez les terriers cette loi ne fonctionne pas.

C’est pourquoi, en cas de conflit, les bagarres dégénèrent au pire et il devient d’ailleurs dangereux de s’en mêler.

Pourtant comment rester impassible devant une telle situation ?

Aussi, l’introduction d’un Russell dans un foyer où vivent déjà d’autres chiens reste très délicate.

C’est à chaque fois une situation unique, que l’acquéreur et l’éleveur devront, ensemble, considérer  en détails (lieux de vie, organisation, caractères respectifs de tous les chiens…)

La situation est d’autant plus délicate que bien souvent les problèmes ne se poseront qu’à la maturité du Russell, une fois son assurance acquise, bien des mois après son arrivée.

Il est alors trop tard pour commencer à se poser des questions.

Un éleveur responsable le fera, un marchand de chiens ne vous en parlera même pas.

Le fait que l’éleveur soit un professionnel n’offre hélas et  d’ailleurs pas la garantie de son honnêteté sur le sujet.

<< Retour Page d'Accueil